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Webmaster tools clicktrough : vers un nouveau paradigme du classement?

Publié le avril 28th, 2010 | Par admin | classé dans E-marketing | Pas de commentaires »

Google a lancé,  la semaine dernière, une nouvelle fonctionnalité sur son service Webmaster tools: la visibilité en parallèle des impressions et des clicktrough.

Pour faire simple:  vous pouvez connaître le nombre de requête effectuées sur un mot-clé ainsi que le nombre de clicks qui ont été vers votre site.

Mon premier constat a été que les données fournies par cet outil étaient en décalage avec celles fournies par google Analytics. Ceci a été confirmé par de nombreuses personnes (un exemple), certains allant jusqu’à dire que l’outil était inutile… Ce n’est pas mon avis.

Certes, comme de nombreux outils d’analyse, cet outil est à prendre avec des pincettes au niveau des chiffres qui sont donnés (c’est aussi le cas pour google analytics, en comparant avec d’autres outils, les statistiques ne sont pas les mêmes). Ce qu’il faut regarder, c’est avant tout les tendances.

Si l’on considère que les volumes ont peu d’importance, j’ai tendance à croire que l’outil conserve néanmoins une proportionnalité.
Ainsi, si l’on vous annonce qu’il y a eu 400 visites sur votre site pour un mot-clé qui a généré 4000 impressions alors que vous constatez 800 visites… et bien c’est peut-être tout simplement qu’il y a eu 8000 impressions en réalité !
Google n’a jamais donné des chiffres en temps réel sur le nombre de requetes… pourquoi le ferait-il à travers cet outil?.

Donc la nouvelle fonctionnalité à l’avantage de vous donner votre part de marché sur un mot-clé (dans l’exemple ci-dessus, 10%).

D’autre part, google webmaster tools permet aussi d’observer le taux de click (part de marché) en fonction du classement dans la page de résultat. Ainsi, selon que votre page se trouve en 1ère, 2nde, 3ème, 4ème, 5ème ou de 6à 10ème résultat de la page, vous pouvez-voir le taux de click.

GWT vous permet aussi de voir combien de position 1, position2, etc ont été atteinte sur le mot-clé pour la période.

C’est particulièrement utile lorsque l’on sait que ce classement change en fonction des caractéristiques propres à l’internautes (prise en compte de son historique s’il est connecté à son compte google, moment de la journée à laquelle il se connecte, en fonction du lien, en fonction des résultats de recherche universelle affichés…).

Ainsi, dans certains cas, on pourra se rendre compte que la 3ème position peut générer plus de visites que la première. Dans d’autres cas, on ne sera plus surpris de voir des rapports de référencement effectués par une agence (ou un logiciel) qui ne correspondent pas à ce que l’on peut soi-même observer.

La notion de classement fixe n’existe plus vraiment: il ne s’agit plus d’être 1ère ou 2ème mais bien d’augmenter le pourcentage de clics pour l’ensemble des positions où l’on peut se trouver, tout en maximisant les chances de se trouver dans les positions où l’on obtient une meilleur part de marché.

Pour l’industrie du SEO et ses clients, c’est une nouvelle façon de voir les choses : on ne vise plus X 1ères positions sur Google mais bien un ensemble de position avec de fortes part de marché.


Impact commercial du temps de chargement

Publié le mars 30th, 2010 | Par admin | classé dans E-marketing | Pas de commentaires »

La vitesse du site : c'est aussi de l'argent... à gagner

Depuis que Google surveille le temps de chargement des sites pour l’inclure comme critère de référencement, nombreux responsables Marketing Internet regardent de plus près la réactivité de leurs sites. Si c’était auparavant surtout une problématique qui intéressait surtout les responsables techniques (pour des raisons de coûts), les enjeux marketing ne sont pas neutres…

Un site lent vous fait perdre de l’argent

Le choix de google est tout à fait logique : si le site passe du temps à charger, les visiteurs n’y resteront pas. Il est donc perçu comme un site de moindre qualité. Cela été vrai bien avant google et remarqué de nombreuses fois depuis :

  • Amazon estime que 100ms de latence dans le chargement des pages leur fait perdre 1% de ventes.
  • Shopzilla a montré qu’en diminuant de 5 secondes (!!) le temps de chargement de leurs pages, leur chiffre d’affaire augmentait de 10%, leurs pages vues de 25% et leur trafic en provenance de google de 120%
  • Pour Bing, deux secondes de chargement superflues représentent 4,3% d’abandon et -1,8% de chiffre d’affaires.
  • Google estime qu’une demi-seconde supplémentaire pour le chargement des pages de résultats fait abandonner 20% des visiteurs

L’évolution des débits et de l’accès à l’ADSL au niveau mondial a conduit à une inflation du chargement des pages. Alors qu’il y a quelques années, la règle était de limiter le poids des pages à 30Ko, nous arrivons maintenant à des pages qui peuvent dépasser 1Mo (hors vidéo). L’utilisation de CMS complexe avec des mécanismes de cache difficile à mettre en œuvre n’aide pas…

Un investissement technique léger pour de gros retours

En suivant quelques règles élémentaires (poids des images utilisés), des optimisations de codes et de serveur, on peut déjà diminuer de près de 60% le poids de pages, voire plus.
Pour moi, la référence reste ce que propose Yahoo en termes de bonnes pratiques pour avoir un site performant. Je vous conseille d’ailleurs vivement leur plugin YSLOW pour firebug, un outil de diagnostic essentiel pour savoir où on en est avec son site et ce que l’on peut améliorer (sans avoir besoin d’être soi-même un technicien).

Quand on pense que de nombreuses société investissent des dizaines de milliers d’euros dans de la génération de trafic alors que quelques miliers pourraient suffire à améliorer grandement leur résultats (amélioration du référencement, plus de visiteurs, meilleur taux de conversion… sans parler de la diminution des coûts d’hébergement liés à la consommation de bande passante)…

Et vous, avez-vous récemment optimisé le temps de chargement? Si oui, quels ont été les impacts?